La Maison des Baillis rénovée en "Maison d'Urbanisme", notre fabuleux endroit de travail, chargé d’histoire…

La Maison des Baillis (bâtiment classé) a été magnifiquement restaurée entre 2001 et 2002 par l’Atelier d'Architecture Philippe Jaspard (maître d'ouvrage : Commune de Viroinval), avec l'aide de la Division du Patrimoine, de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme de la Région wallonne et de la Province de Namur. Elle constitue un bel exemple de patrimoine réaffecté, intégrant respect des éléments anciens et interventions contemporaines.

Aujourd'hui, elle accueille le siège administratif de la Maison de l’Urbanisme de l’Arrondissement de Philippeville (qui couvre les sept communes de l'Arrondissement de Philippeville) et du Parc naturel Viroin-Hermeton (qui couvre Viroinval).

MUAP
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L'histoire de la Maison

Dans le plus ancien quartier de Nismes et proche de la résurgence de l’Eau Noire, s’élève, au pied de son ancienne église, la Maison des Baillis de la châtellenie de Couvin. Les Baillis étaient, sous l’ancien régime, les officiers de justice, délégués du Prince Evêque et détenteurs de l’argent des impôts… jusqu’en 1745.

C’est probablement vers 1408, suite à l’invasion bourguignonne et à la destruction du château-fort, qu’on construisit sur le même emplacement une maison en pierre qui devait loger le premier Bailli, Jehan d’Avignon.

Jusqu’en 1434, le jeu de destruction continue dans la région et Tristan de Morialmé, fils d’un capitaine brigand, persécute avec sa bande la châtellenie. Des troupes commandées entre autres par Jean de Ligny continuent leur déprédation jusqu’à Nismes.

A cette époque, la maison forte des Baillis est reconstruite dans sa partie sud-ouest et sert de Cense, trésorerie et habitation du Bailli.
Succèdent ensuite comme Baillis Jehan de Henry (1465) et Jehan Son (1482).

Dès 1451, outre la trésorerie (droit sur les taxes, moulins, fours …), Nismes obtient le cadastre complet des chemins du village. A partir de 1565, après la période bourguignonne et les guerres franco-espagnoles, c’est le retour à l’autorité du Prince-Evêque.

Le Mayeur de Nismes est nommé, en 1565, premier magistrat par le Prince-Evêque. Son épouse est enterrée en 1583 dans l’église en cours de construction.

Ensuite c’est le siècle des Martin (17ème), puis celle des Baillet (17ème-18ème) qui apportèrent chacun des modifications à l’édifice pendant leur fonction de « Bailli ». Ce qui laissa a la grosse maison de Davignon le nom bien justifié de « Maison des Baillis ».     

L’époque des Baillis prend fin en 1745. Plusieurs propriétaires se succèdent jusqu’en 1970 où la commune de Nismes en fait l’acquisition afin d’y créer un musée.